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Génie universel, artiste inégalé, Alexandre Pouchkine a ouvert magistralement le siècle d'or de littérature russe. Pour les Russes, il demeure avant tout le plus grand poète de la Russie.
Il n'est sans doute pas d'écrivain qui unisse comme lui tant de profondeur à tant de légèreté.
"Au matin du 27 janvier 1837 , Pouchkine provoqua Georges d'Anthès, jeune français qui aurait courtisé son épouse, Natalie Gontcharova, en duel. Pouchkine manqua son adversaire qui lui ne le rata pas. Il fut blessé et mourut trois jours plus tard."
Après Pouchkine, une langue littéraire, simple, claire, à la portée de tout le peuple russe était créée. La langue écrite et la langue parlée étaient désormais fondues en une seule.

autoportrait
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Portrait, 1827 par A. Orest Kiprensky |
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En lisant son oeuvre majeure,
Eugène Onéguine, on admire et on aime ce génie acclamé dès 16 ans et qui prend si souvent le lecteur comme confident. On pense à son destin tragique, ce duel avec le français Dantès, dont on retrouve une prémonition dans celui qui oppose Onéguine à Lenski.
Qui oserait prétendre, à cette lecture, que Pouchkine n'est pas à la source du Siècle d'Or de la littérature russe ? Qui ne verrait pas que Tatiana, pure, innocente jeune fille de la campagne, est la figure emblématique de cette chère et grande Russie, de ses steppes, de ses étendues neigeuses, de ses saisons enchanteresses ?
Quel lecteur n'a pas été touché jusqu'aux larmes par la lettre d'amour de Tatiana à Onéguine, impatient d'en connaître la réponse, révolté puis pris de pitié pour cet Onéguine qui promène sa nostalgie désabusée entre ville et campagne, et enfin déchiré par cet amour impossible ? |
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Extrait du poème "EUGENE ONEGUINE" ------------
traduction par Roger Legras
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Russe, jusqu'à l'âme, (elle-même
Ne sachant au juste pourquoi)
L'hiver russe, Tatiana l'aime,
En ses spectacles beaux et froids :
C'est le givre qu'un soleil dore :
Les traîneaux ; par la lente aurore,
Les flocons, de rose allumés ;
Et les soirs des Rois, embrumés,
Que, par coutume solennelle,
On fêtait, comme aux anciens jours :
Les servantes des alentours
" Devinaient " pour leurs demoiselles,
Voyant "la guerre " à chaque coup
- Et des officiers pour époux.
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